Pin Pon Pin

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Notes pour plus tard : La pharmacie, c’est étrange, clignote orange. Un signe de la croix. Elle ouverte et si verte, ma foi, à chaque fois que mes maux me prennent. J’en reste coi : la voici porte close, et chose inexplicable, passée comme un feu de circulation du vert au vermillon. Eho ! Ya kékun ? C’est que ma gorge se serre, angusta latine, c’est l’angine qui se devine. Et mon estomac se tord fort, et mon dos, en morceaux : ma colonne se vallonne. Eho ! Pharmacien, fais-moi du bien. Lève le rideau de fer, déferme la vitrine de ton officine et deale tes pastilles. En secret, sors-moi les sirops-miracles que tu concoctes à la bougie dans l’arrière-boutique. Quid de mes maladies ? C’est pourtant jeudi ! Eteints-moi cette croix de feu, nom de Dieu ! J’attends, tu entends ? Rien. Le carton indiscutable qui pend au portillon ne veut rien savoir. Il décrète blanc sur noir, intraitable : fermé pour cause d’abandon.

Photo Ange7, Séoul 2007.

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