
Note pour plus tard :
Il y a dans la chute, une brève seconde de lumière intense, de libération absolue qui fait diablement envie et ce n’est pas Icare, Camus Albert ou les stars du ski alpin français qui vont me contredire. Mais juste après, c’est l’ennui, il y a une très longue seconde de réalisation clinique des conséquences. Le tendon ne tiendra pas, le tibia va briser net en trois points, l’arrête du nez va partir en éclats, le crâne même est moins solide qu’on ne croit. Et cela, avant le choc, qui tient souvent toutes ses promesses. Heureusement, la longue convalescence, quand on échappe à la mort, est l’occasion de lire tous ces romans en retard.
Photo Denis Darzacq.
Mardi 13 mars 2007 à 11:35
Excellente idée et superbe photo ! J’adore les limites, les frontières. Le retour de la troisième dimension et le contact avec la brutalité du plan. Sans doute ce que l’on ressent au moment de toucher le sol après un long saut en parachute…
Mercredi 14 mars 2007 à 7:43
Merci pour l’encouragement !
La photo est de Denis Darzacq (lien dans le post) et c’est après l’avoir découverte que j’ai commis ces quelques lignes.
C’est un joli portfolio sur (contre ?) la gravité.