Le Béjaune

Quand il pointe son nez,
A la goutte de lait,
Les railleries l’assaillent
Jusqu’à ce qu’il s’en aille.
Maladroit de ses mains,
Idiot, quand il raisonne.
Il rêve d’être quelqu’un
Mais ne devient personne.
Superflu et serein,
Toujours au beau milieu
Puisqu’il ne sert à rien,
Il le fait de son mieux.
Quand tout le monde vaque,
Vaillant, les bras chargés,
Il devient un obstacle
Malaisé d’éviter.
On lui bute dedans,
On trébuche, on se cogne,
On y perd tout son temps
On gâche sa besogne.
Car c’est lui le nouveau,
Le blanc-bec et le niais,
Qui pleure comme un veau :
Le dernier arrivé.
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Proverbe :
L’or des ginkgos, c’est la monnaie-du-pape des bouddhistes.

Photos ∑mª, Séoul 2007.
“Superflu et serein”, encore une association de mots dont Ange 7 a le secret.
Sinon, j’ai aussi un ginkgo dans mon jardin. mais le mien fait décidément une grave dépression nerveuse. Il ressemble à ceux de cette photo comme une soupière ressemble à une navette spatiale, bref, il ne joue pas dans la même catégorie…
Kiki
Commentaire par Posuto — Mercredi 14 novembre 2007 @ 7:08
Je conaissais le ginko “arbre aux quarante écus” ,mais pas “monnaie-de-pape des bouddhistes”
Commentaire par tilu — Mercredi 14 novembre 2007 @ 5:21