L’onycophage

Notes pour plus tard :
La petite incisive opiniâtre rabote, de son fil tranchant, le rebord déjà bien entamé de l’ongle. Ce n’est pas à francs coups de dents que l’on se ronge ; c’est avec une minutie sadique. L’ongle ras, si ras, ne peut, en principe, plus donner de lui-même, il n’a déjà que trop payé son écot. Mais la dent glisse et court et ponce sa tranche; dans un bruit de train qui passe au loin, qui résonne dans l’oreille sous l’action mécanique des maxillaires. Elle cherche l’aspérité, la plus petite imperfection, l’infime entaille qui va permettre l’action salutaire d’égaliser, de retirer une fine couche encore. Le vice, bien sûr, tient au fait que la dent, à force de frotter, finit toujours par créer le prétexte nécessaire pour un coup de meule supplémentaire. Fut-ce dans la douleur déjà vive, fut-ce au sang.
Photo pub “stop’n grow”, agence Jung Von Matt.
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Par ailleurs, l’année dernière, à la même heure : [ Iter facere ]
Mes pas sur le chemin soulèvent une poussière / Qui m’étouffe aussitôt que je fais marche arrière. / …
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C’est pas fini de raconter ma vie, non ?!?!? C’est du privé !!!!
)
Kiki
(j’espère qu’on note à quel point ce commentaire est douloureux à tapoter sur le clavier avec des phalanges comme les miennes…
Commentaire par Posuto — Jeudi 14 février 2008 @ 4:08
Et pourtant l’onyche est sa propriété, comme disait Max Stirner. Non? C’est pas ça?
Commentaire par Dom A. — Jeudi 14 février 2008 @ 5:56
Ah ben, Kiki ? Toi aussi ? Faut pas, gngngn, faut pas, faut pas. gngngngn
Dom A., c’est vous qu’êtes z’Unique !
Commentaire par 5h12 — Vendredi 15 février 2008 @ 6:24