
14 mars 2008
Les petits malins qui attendaient le lendemain de la Saint-Valentin pour acheter des boîtes de chocolats à moitié prix en ont été pour leur frais. Pas de solde, ni dans les grandes galeries, ni dans les « Family Mart » et autres « 7-11 », petites supérettes de quartier souvent ouvertes tout ou partie de la nuit.
Et pour cause… les cadeaux, les peluches, les chocos ont à peine été remisés deux semaines qu’on les a ressortis pour « White day », le 14 mars, pile un mois après la fête des amoureux.
Rebelotte ? Pas du tout, il s’agit cette fois du tour des filles : à elles d’acheter des friandises et de les présenter au garçon de leur coeur. Du coup, on change juste les étiquettes, comprenez, on reprend celles qui sont prêtes de l’année dernière et on refait une vente record de chocolat et babioles.
Car ici, ça ne plaisante pas… Quand il y a une mode : on la suit !
Les fabricants de chocolats, qui sont malins, poussent même le bouchon plus loin. Dans un mois encore, tenez-vous bien, ce sera « Black day », les amoureux laissent la place aux amis. En fait, c’est une journée de charité : on offre des chocolats à ceux qui n’en n’ont eu ni à la Saint-Valentin, ni lors du bis repetita de White day.
Si la pratique vous étonne, songez à ceci : en Corée, une marque a purement et simplement crée un jour spécial pour qu’on achète et offre ses produits… et ça marche !
Il s’agit de « pepero », un petit bâton de biscuit trempé dans du chocolat. Cela existe en Europe sous le nom de « Mikado ». Comme c’est oblong, ça a une forme de cressin, les publicitaires ont eu cette idée — commercialement — géniale : chaque onze novembre ; soit 11/11, que des uns, ce sera le « pepero day ».
Et les supérettes se chargent, une semaine à l’avance, en tête de gondole, de ces biscuits, format mini, format géant, au chocolat blanc etc.
En France, certaines personnes jugent avec ironie la journée des grands-mères et grands-pères récemment ajoutée aux calendriers sur le modèle de la fête des Mères, trouvant le procédé commercial peu subtil. On ne se fait pas tant de souci ici.
Photo DR.
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Par ailleurs, l’année dernière, à la même heure : Parrainages (Fruit de saison)
Mon parrain, c’est pas Corléone/ Il ne porte pas de chapeau mou. / En général, il n’désoude personne et / …
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Dimanche 16 mars 2008 à 3:33
L’avantage de la fête purement commerciale, c’est qu’elle ne se cache pas derrière les amoureux, les grand-mères ou les amis. Subtil ou pas, au moins c’est plus honnête. Mais si toutes les marques s’y mettent, il n’y aura plus assez de jours au calendrier !
Lundi 17 mars 2008 à 7:29
Exactement DdM, c’est du commerce agressif, à visage découvert. Et comme d’hab on essaie de fragiliser sa cible pour la faire acheter. On fait croire aux femmes occidentales qu’elles doivent toutes être minces pour être jolies, ici en Corée, on joue sur le phénomène de mode, sur le confusianisme qui rend grégaire et les collégiens suivent pour ne pas être ostracisés.
Mardi 18 mars 2008 à 3:39
Et le 11 septembre , qui osera vendre des boites de peperos ecrasées ou explosées? je suis sure qu’il y en a qui oseraient et d’autres qui en achèteraient….
Mercredi 19 mars 2008 à 6:45
Tiens, tilu, personne n’y a pensé… Un petit changement de carrière en Corée, ça te dirait ?