La sobriété
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Je pousse comme on me pose.
Pas grand chose me suffit.
Je suis.
Je bois à peine.
Je hume à petite goulées.
J’aime des brins de soleil.
S’il pleut, tant pis.
J’en ai eu un peu la veille.
Je pousse par millimètre.
Et je ne peux rien promettre.
J’ai du cœur mais tout est lent.
J’aime la flûte du vent.
Je l’entends quelquefois.
Et souvent, j’attends.
Je me contente de peu.
Ma raison me tient compagnie.
Voilà ce que je désire: pousser libre.
Voilà tout ce qu’il me faut : vivre dans ta maison.
Je pousse comme on me pose.
Pas grand chose me suffit.
Je suis.
Je bois à peine.
Je hume à petite goulées.
J’aime des brins de soleil.
S’il pleut, tant pis.
J’en ai eu un peu la veille.
Je pousse par millimètre.
Et je ne peux rien promettre.
J’ai du cœur mais tout est lent.
J’aime la flûte du vent.
Je l’entends quelquefois.
Et souvent, j’attends.
Je me contente de peu.
Ma raison me tient compagnie.
Voilà ce que je désire: pousser libre.
Voilà tout ce qu’il me faut : vivre dans ta maison.
Photo Ange7, Icheon 2007.
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Par ailleurs, l’année dernière, à la même heure : Citizen Jane
Jeanne, ma fille, ma toute petite enfant, Je dicte cette lettre à monsieur le Curé de Bermont car tu le sais, je ne peux pas écrire…
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