
Les rideaux sont tirés et rien ne tremble à l’intérieur. Seulement la poussière est traquée pour ne pas qu’elle se pose en linceul sur les choses. Le reste demeure docile. Le domicile est comme tu l’as laissé, un journal sur la table, dont la date m’est trop connue, du café prêt. Les armoires sont pleines de petits bouts de toi, les tiroirs retiennent encore tes secrets -je ne les ai pas même ouverts.
Je passe le jour ainsi, sur le porche, les mains dans les poches, scrutant qui s’approche et les nuits sur ton lit, habillé et en chaussures, prêt à sursauter au bruit de la clef glissée dans la serrure, à moitié sûr que tu reviendras.
Photo Ange7, Muuido 2008.
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Par ailleurs, l’année dernière, à la même heure : Toiles de chutes
Fil-à-fil, elle tisse, intersection, interstice, attention à l’artiste …
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Vendredi 11 avril 2008 à 6:23
Très beau texte (encore une fois !). Et la photo qui l’accompagne est tout simplement extraordinaire
Samedi 12 avril 2008 à 9:33
Merci DdM (et pas Tilu, mea culpa) !
?)
Toute fraiche la photo : prise la veille sur l’île coréenne de Muuido.
(cela se voit-y que le chien est coréen
Samedi 12 avril 2008 à 3:51
Hé, je vais me vexer ! Je sais qu’il m’arrive de reprendre mot pour mot les commentaires de Tilu, mais pas à chaque fois !! J’existe aussi par moi-même
Samedi 12 avril 2008 à 4:15
Pardon, chère DdM, j’ai répondu à tous les commentaires, tôt matin, comme d’hab, et mon clavier a fourché.