Prière de presser l’interrupteur à temps

A la clarté libératrice qui vient au relai de la nuit, on s’aperçoit parfois surpris que l’on marchait au précipice. Qu’à la faveur de l’ombre d’encre, et des pensers toujours troublés qui nous déchirent et sont nos chancres, notre voie avait divagué. Qu’en l’absence de toute lune pour guider nos pas indécis, on a filé droit dans la brune vers une menace inouïe. Et quand la lumière révèle que l’accident était si près, tout le corps alors d’effroi gèle à l’idée d’être oblitéré.
Mais dans le matin exhaussant, celui qui marche à rebours, celui qui s’est figé à temps pour voir dorer un nouveau jour gagne un espoir inentamé. Son cœur est purgé des chagrins et la foi du miraculé lui ouvre de nouveaux chemins.
Illustration Ange7.
Tellement vrai… et en plus, dit comme ça….
Commentaire par tilu — Mercredi 23 avril 2008 @ 7:07
Coucou Tilu !
En me relisant, vient une chanson : “Comme un poulet dans le noir, cherchant une prise de courant”, c’est du Higelin, je crois. (Tom Bonbadilom ?)
Commentaire par 5h12 — Mercredi 23 avril 2008 @ 6:46
Dans le même ordre d’idée, je viens de traduire que, suite à une légère variation de trajectoire, la navette Soyuz (avec la première Coréenne à bord) avait fait un écart de… 478 km à l’arrivée !
Commentaire par 5h12 — Mercredi 23 avril 2008 @ 6:53