J’ai confié tout l’or de mes folles errances,
Ce qu’il restait de la vie d’un vil trafiqueur,
Au cygne qui glissait, son cou en demi-coeur,
Entre les joncs épars du lac des espérances.
Que cela ne te pèse, oiseau de tempérance,
J’ai tant fait de voyages, éclusé de liqueurs,
Abusé de délices et tant brisé mon coeur,
Qu’un anneau seul survit à mon itinérance.
Porte-le par-delà l’eau, à cette cabane.
Tu la connais : celle que les fleurs enrubannent,
Où une mère pleure une attente cruelle.
Vois, je n’ai plus la force d’y aller moi-même,
Mais cache que je meurs, garde cette nouvelle :
Rends-lui son anneau d’or, elle sait que je l’aime.
Photos DR, montage Ange7.
Mercredi 4 juin 2008 à 1:58
Il y a ce petit quelque chose qui touche dans ce poème, comme si je glissais sur les eaux de l’espérance
Mercredi 4 juin 2008 à 6:02
Les mères savent tout, évidemment