
Mais cette conscience est douleur
Car elle révèle son état :
Son triste corps, son pauvre coeur,
Et sa condition d’errata.
Honoré sait que sa cervelle,
Dégrisée, reprend ces chemins.
C’est bien pourquoi il la muselle
En la baignant de mauvais vin.
Mais l’hiver est parfois si froid,
La solitude si profonde :
Bientôt il n’a plus d’autre choix
Que de s’en revenir au monde.
Verser un peu dans la machine
L’huile indispensable aux rouages,
Et s’étonner quand se dessinent
Pour lui, ces sourires aux visages.
(à suivre…)
Illustration Ange7, 2008.
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