
C’est jeter dans le breuvage pur toutes sortes de diluants qui l’atténuent et qui l’altèrent, le transformant, dénaturé, en un tout autre poison. Ainsi en va-t-il du sentiment amoureux, à qui un soupçon de trahison fait vite virer la couleur, pour qui trois gouttes de défiance dissipent le parfum, et qu’une lampée de froideur achève de troubler. Lors, plus il y en avait au départ, plus la coupe est longue à vider, amère, indigeste. Il faut bien la boire, pourtant, jusqu’à la lie. Mieux vaut qu’elle pèse sur l’estomac que sur le coeur, organe vital.
Illustration Ange7.
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Mercredi 14 janvier 2009 à 6:35
Il y avait la littérature à l’estomac, il y a désormais l’amour à l’estomac…
Vendredi 16 janvier 2009 à 6:23
C’est l’effet inverse du haut-le-coeur, je crois…