
Note pour plus tard :
L’éléphant brame à fendre l’âme. Dans la nacelle de bambou, qui se dandine sur son dos, le bon brahmane a fait monter une malle et quelques paquets. La bête a saisi tout le drame : le départ, le déchirement et s’il ne verse aucune larme, il pleure intérieurement. Puis le cornac grimpe à son cou et lui fait signe d’avancer. À pas lourds et à pas comptés, ils quittent la propriété. Adieu jardin, c’est pour toujours, pense tristement l’éléphant qui entend dans son dos fermer la grande grille du palais.
Photo ( et dessin
) Ange7, Séoul 2009.
-*- Goûtez le laiteux d’un article au hasard du journal de 5h12 -*-
Vendredi 12 juin 2009 à 5:23
Les adieux, les départs, les abandons sont autant de déchirements alors pour les animaux ? ont-ils cet attachement autre ? N’est-ce pas plutôt la main qui les nourrit, qui les caresse qu’ils apprécient et ce, quel que soit le lieu ?
bonne journée
Dimanche 14 juin 2009 à 9:21
Bonne question ! À vrai dire, Juste moi, je n’en sais rien. Des chats, des chiens, dit-on, font des kilomètres après un déménagement pour retrouver leur ancienne demeure…
Pour mon texte, en tous cas, j’avais besoin d’un éléphant nostalgique ; j’ai eu la chance d’en trouver un !
Samedi 20 juin 2009 à 10:22
J’ai une dette de je
Dimanche 21 juin 2009 à 9:18
Est-ce Magali, envers un éléphant ? Il y a malheureusement, peu de chance qu’il l’oublie…
Dimanche 21 juin 2009 à 7:47
Est-ce toi, Ange, à qui je dois tant de bonheurs, et d’avoir été princesse autrefois?
Vendredi 26 juin 2009 à 8:04
Je ne sais trop, Magali, aurais-je été, ainsi, jadis, prodigue de joies et de titres de noblesse
?
Vendredi 26 juin 2009 à 4:15
Si tu es BC, que tu es un corsaire de Corse, que ton chiffre fétiche est le 9, que Ramatuelle et Correns évoquent quelques images pour toi, que tu es capable de trouver l’inspiration dans (un) Robert, que la solution aux problèmes est toujours dans ta poche, tu es bien cet homme-là.
Vendredi 26 juin 2009 à 5:30
Eh bien dites donc —nom d’un petit poisson!— : carton plein. C’est tout exact. Moi qui croyais, me fondant dans une mégapole, avoir disparu à l’étranger…
Vendredi 17 juillet 2009 à 4:33
Et si nous restions, de loin en loin, mais pour la vie, amis?