
Tombée du pin, elle trépigne et sautille sur les aiguilles. Quand me ramasse-t-on, se lasse la pigne. Étant de bouillant caractère, elle veut lancer sa carrière dans le théâtre de l’âtre. J’y ferai des étincelles, prédit-elle, les ceps autour crépiteront d’admiration. Mais par-là passe l’écureuil, l’oeil enjôleur. Il caline et cajole le cône, l’emporte dans son arbre, et quand ils sont bien seuls, l’effeuille. Dès qu’elle a perdu ses rondeurs, le séducteur, se renfrognant, se défait du trognon en le poussant par le balcon. Quelle pomme j’ai été, se désole la pauvre dépouillée. Lui, dans son antre, sans l’entendre, contemple content la provision de cotillons qu’il amasse sur le dos des candides.
Photo Ange7, Ramatuelle 2009.
=°= Et pour prolonger la visite : un youyou au hasard =°=
Dimanche 1 novembre 2009 à 4:52
Pomme pomme , t’es tu fait mal?
J’ai les écailles en marmelade
le trognon tordu et les pignons volés…
Samedi 7 novembre 2009 à 9:14
Trognon, voilà le mot que je cherchais ! Du coup, j’ai retouché le texte, merci Tilu !