
Les folles herbes de l’été
qui avaient jailli au printemps,
dessèchent sur pied maintenant
et s’inclinent au vent frisquet.
*
Si j’en glisse une entre mes dents
que je la mâche en mon chemin
elle exalte le goût lointain
d’un amour qui n’est de ce temps.
*
L’automne comme un malandrin
a eu raison de sa douceur
et il a perdu sa couleur
sous les averses du chagrin.
*
La nature ainsi que le coeur
est un trésor vite altéré
il faut aimer et profiter
quand la saison est au bonheur.
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Photo Ange7, Le rayol (83) 2009 .
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