
Nouveaux audios :
* deux histoires de boucles *
Les lacets (version 1)
Bientôt l’automne
Photo DR, retouches Ange7 2009.
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Nouveaux audios :
* deux histoires de boucles *
Photo DR, retouches Ange7 2009.
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Ne dit-on pas porter un lourd secret ?
Rien ne doit, en ce cas, surpasser l’élévation qu’engendre sa révélation.
Dès les premiers mots soufflés, le coupable sent sont coeur se gonfler et sa tête lui tourner, déjà comme en altitude.
Le sang fait des circuits à un rythme effréné, la peau frissonne et les joues, surtout, se colorent de rouge.
Et, plus la confession se déroule, plus le corps s’allège.
Les pieds, bientôt, décollent, les bras, d’instinct, se mettent à battre l’air et l’être, libéré, s’envole.
Photo Ange7, Nice 2009.
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.
Le marteau tient au clou un discours percutant,
Et en quelques instants le convainc tout à fait.
Ces deux là, peu ni prou, ne gaspillent leur temps
En tergiversations entre cause et effet.
La même relation unit certains époux
Dont le couple va droit, à la trique ou tout comme.
Et si l’on reconnaît le marteau au frou-frou,
Le clou modestement porte une tête d’homme.
Montage Ange7.
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Notes pour plus tard :
Quelqu’un pourra-t-il m’expliquer comment fit cet individu dans l’état de décrépitude où tout les témoins l’ont surpris et ainsi qu’il fut constaté par rapport formel de police, comment un être claudiquant, qui n’avait qu’un seul soulier même, comment il a pu, celui-là qu’on aurait, me répète-t-on, gaiement voué au gémonies, lui ainsi vil et détestable, ce misérable malhabile tel que chacun me l’a décrit, j’aimerais bien savoir comment il a réussi ce coquin, à me voler d’un mouvement ma montre en or et mon lorgnon avant, quasi-sorcellerie, de s’évaporer tout à fait dans le décor et l’air du soir?
Photo imperméable DR, Illustration Ange7.
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Tournesol hérissé, la carline est aussi un soleil.
Elle a un coeur aux airs spumeux dont la fourrure féline, par sa teinte et par souplesse, évoque un autre roi. Ici se dressent de fines graines dont la couleur dorée et cacao contraste avec ce centre crème aux reflets miel.
Sa couronne est de rayons. C’est une généreuse crinière de bandeaux larges taillés en pointe, et qui, sous l’effet de la chaleur, se relèvent comme un faisceau de glaives prêtant serment.
Posés deçà, delà, le carlines semblent médailler la montagne, lui octroyer avec raison une décoration ronflante pour la beauté enivrante de ses versants.
Photo Ange7, Allos (04) 2009 .
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Le lundi, c’est relâche.
Photo Ange7, Nice 2009 .
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Nouveaux audios :
* deux histoires de mises à feu *
Photo DR, retouches Ange7 2009.
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Les folles herbes de l’été
qui avaient jailli au printemps,
dessèchent sur pied maintenant
et s’inclinent au vent frisquet.
*
Si j’en glisse une entre mes dents
que je la mâche en mon chemin
elle exalte le goût lointain
d’un amour qui n’est de ce temps.
*
L’automne comme un malandrin
a eu raison de sa douceur
et il a perdu sa couleur
sous les averses du chagrin.
*
La nature ainsi que le coeur
est un trésor vite altéré
il faut aimer et profiter
quand la saison est au bonheur.
.
Photo Ange7, Le rayol (83) 2009 .
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Notes pour plus tard :
Tout est blafard et délavé dans cet appartement pastel. Débordant la chambre d’enfant, le rose, subrepticement, a inondé toutes les pièces. Il s’est collé au papier-peint, a couvert le linoléum et pas un meuble n’a sa touche jusqu’au frigo qui est bonbon. Sur un canapé vieux saumon s’exposent des coussins à franges qui ont peut-être été orange. Au sol gît un épais tapis à l’indicible coloris. Quelques tristes peintures à l’eau, aux murs, complètent le tableau.
Photo : Yerim and Her Pink Things par YOON JeongMee.
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il n’y a plus qu’un locataire
dans la maison de mon grand-père
un courageux et qui s’obstine
à demeurer dans cette ruine
il vit sans eau et sans courant
coupés déjà depuis beau temps
aux fontaines il puise bouteilles
et il s’éclaire au plein soleil
quand la pluie pleut, c’est pour sa pomme
le toit a des tuiles fantômes
et si le vent veut s’inviter
il passe les carreaux brisés
malgré le danger avéré
de se voir tout vif enterré
rien ne convainc notre occupant
de trouver meilleur logement
car il tient trop à son balcon
voilà son unique raison
et il ne pourrait vivre ailleurs
qu’au-dessus du marché au fleurs
Photo Ange7, Nice 2009 .
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Notes pour plus tard :
Comme le temps était clément, on s’enfonça sans se soucier, sans s’imaginer un instant qu’ainsi on pourrait bien se perdre. Entre les branches, le sentier sinuait et se divisait, et nous suivions, comme à l’instinct, un tracé qui semblait facile. Or la discussion s’animant, nous ne prêtions guère attention et presque imperceptiblement, nous accelérions le pas.
Bientôt, pourtant, les mots se turent et le constat fut immédiat. Trop éloignés de nos arrières, nous nous tenions, un peu surpris, en terrain de nous inconnu, et puisqu’il faut parler bien franc, égarés comme des enfants.
Alors, bien sûr, nous rebroussâmes, nous cherchâmes à nous reperer, mais frileux de nous séparer, nos tentatives échouèrent.
Le soir tombait, lent et glacial : que diable nous fallait-il faire ? Prendre un abri, passer la nuit ? Ou bien randonner, au contraire ? L’avis fut pris qu’en repartant, fut-ce en direction hasardée, nous parviendrions quelque part et que l’activité physique aurait de plus cet avantage de nous éviter de geler.
C’est un souvenir éprouvant que cette poursuite nocturne. Nous progressions à petits pas en raison de l’obscurité et cela doubla la distance. Malgré notre approche prudente combien de chutes, nous subîmes !
Enfin, plusieurs heures plus tard, nos pieds sentirent un sol dur : nous avions trouvé une route. Elle était calme, de campagne, sans éclairage et sans panneau et nous n’avions pas de lumière pour en déchiffrer les bornes. Peu importait, elle était là : rassurante et plus aisée à emprunter que les sous-bois. Nous la suivîmes plein d’espoir, raisonnant qu’en toute logique un village nous attendait au bout de ce nouveau chemin. Et nous rêvions naîvement, sans savoir que nous nous trompions, qu’il fut tout proche, ce village.
Revigorés d’être passés d’un toit de cimes au firmament, nous progressions un peu plus vite à la pauvre clarté d’un ciel tout voilé de nuages bleus. Le rythme de nos pas sonnait dans un silence sépulcral. Douloureux de nos écorchures, nous avancions sans mot dire, ne désirant plus rien au monde que d’arriver à notre but.
Nous marchâmes jusqu’au matin et c’est le rose de l’aurore qui nous accueillit au village, hagards, fourbus et affamés.
Devant un grand café brûlant et un exquis pain de la veille, nous racontâmes aux lève-tôt, qui en rire sans se gêner, notre idiote mésaventure. D’après notre point de départ, l’un calcula qu’à vol d’oiseau, nous avions parcouru au moins vingt-cinq, trente kilomètres.
Notre collation terminée, quelqu’un s’offrit de nous conduire retrouver notre véhicule. Nous acceptâmes avec chaleur, un peu honteux du ridicule, mais par dessus tout soulagés.
Au chaud devant la cheminée, le doigt posé sur une carte, il fut rageant, un peu plus tard, de constater l’égarement qui fut absolument le notre. Car estimant notre parcours force nous fut de constater que nous avions dix fois frôlé d’éviter un si long périple. Mais par un malheureux hasard -et une orientation piteuse- nous avions choisi sans faillir, à chacun de nos carrefours, le chemin qui nous éloignait. L’exemple le plus frappant étant quand, rejoignant la route, nous nous étions lancés à droite pour plus de quinze kilomètres alors qu’à gauche, et tout près, un autre village dormait.
Photo (et retouches) Ange7, Ramatuelle 2009 .
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Le lundi, c’est reprise.
Photo Ange7, Ramatuelle 2009 .
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Petite semaine de relâche pour lancer une nouvelle activité…
Retour lundi 8 novembre
Photo Ange7, Régusse (France, 04) 2009 .
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Renard ? Renard ? On l’a aperçu un matin, qui traversait par le jardin. Il avait l’air bien maigrichon mais pas au point de s’attaquer à nos courges et à nos citrons. Il recherchait plus consistant. Comme il allait lever le camp, on l’a appelé doucement : Renard ? Renard ? Et lui au lieu de s’éclipser incontinent, s’est arrêté et, un instant, nous a regardés fixement.
Depuis, plus de nouvelles.
Un jour qu’on avait laissé dehors un reste de viande et qu’il avait été chipé, on a cru, ravis, qu’il était repassé. Mais un second don a révélé que c’étaient en fait les pies qui nettoyaient l’assiette. Renard ? Renard ?
Photo ∑ma, Ramatuelle 2009.
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Tombée du pin, elle trépigne et sautille sur les aiguilles. Quand me ramasse-t-on, se lasse la pigne. Étant de bouillant caractère, elle veut lancer sa carrière dans le théâtre de l’âtre. J’y ferai des étincelles, prédit-elle, les ceps autour crépiteront d’admiration. Mais par-là passe l’écureuil, l’oeil enjôleur. Il caline et cajole le cône, l’emporte dans son arbre, et quand ils sont bien seuls, l’effeuille. Dès qu’elle a perdu ses rondeurs, le séducteur, se renfrognant, se défait du trognon en le poussant par le balcon. Quelle pomme j’ai été, se désole la pauvre dépouillée. Lui, dans son antre, sans l’entendre, contemple content la provision de cotillons qu’il amasse sur le dos des candides.
Photo Ange7, Ramatuelle 2009.
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Proverbes :
Quand Octobre t’offre un temps d’été, café serré en terrasse, plus question de s’y croire presque… puisqu’on y est.
Nice, assaisonnée de soleil, c’est à prendre sans se lasser.
Photo Ange7, Nice 2009.
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Au crépuscule des figues, on regrette leur molesse mauve, leur tendance passive à se laisser éventrer, on leur pardonne leurs entrailles hérissées, leur air d’oursin des terres, et l’on se remémore, entre la langue et le palais, le frôlement sucré de leur chair.
Photo Ange7, Ramatuelle 2009.
=°= Et pour prolonger la visite : un web-billet au hasard =°=

Le lundi, c’est relâche.
Photo Ange7, Séoul 2009 .
=°= Et pour prolonger la visite : un virelai au hasard =°=

Nouveaux audios :
* deux histoires de retard *
Photo DR, retouches Ange7 2009.
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Oh, j’en ai bien fait des voyages,
En train, par chemins d’écoliers.
J’ai sillonné des paysages
Pour me les rendre familiers.
*
J’ai savouré tous les villages
Qui me sont passé par les pieds,
Ils me furent un apprentissage
Que je ne pourrai oublier.
*
J’ai connu la vie de passage
Souvent le soleil souriait
La lune aussi, de son visage,
A illuminé mes sentiers.
*
Si le ciel faisait des nuages,
Qui menaçaient de me mouiller,
Je me réfugiais dans les pages
Des romans qui m’accompagnaient.
*
Au chemin des vagabondages,
Le vrai se livre en son entier
Et sous ce brutal éclairage,
Ma conscience s’est dessillée.
*
Ainsi fut mon pèlerinage,
Sans destination sanctifiée,
Mes souvenirs pour seuls bagages,
Et pour seul trésor l’amitié.
Photo Ange7, Saint-Raphaël 2009.
=°= Et pour prolonger la visite : un triolet au hasard =°=

Étant, en fait, peu informé des conflits internationaux, je ne sais avec certitude si le raffut d’enfer, qui sévit dehors, c’est la guerre, ou les intempéries. La terre en reçoit pour son grade, ça frappe dru à coups de poing, ça tombe fort, ça vient de loin. Si l’armistice se signe, ou si l’accalmie se dessine, j’irai constater les dégâts. Combien de fleurs, au champs d’horreur, sont passées d’éclat à trépas ?
Photo Ange7, Ramatuelle 2009.
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Fasciner sans conscience et ravaler les coeurs
River à la lucarne à faire piquer l’oeil
Les sentiments broyés en bouillon qui écoeure
Les fadaises élevées en monuments d’orgueil
Prôner l’ignominie exciter les rancoeurs
De notre humanité l’écran a fait le deuil
Illustration Ange7 2009.
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Notes pour plus tard :
Par méchante journée d’hiver, comme il pleuvait à fin crachin et que le vent giflait les peaux, aucun touriste ne rêvait de grimper dans la tour Eiffel. Les champs de Mars étaient déserts et hors des véhicules clos, il n’y avait passant qui passe. Avec ma chance habituelle, c’est le jour que j’avais choisi pour te montrer Paris du ciel. Tremblant dessous mon parapluie, je contemplais mon espoir fondre quand soudain je t’ai aperçue, bravant les gouttes et les frimas qui t’approchais à petits pas. Avec ce temps de dépression, le vendeur a semblé inquiet que je lui prenne des billets mais quand il t’a vue si jolie, il a dû lire à mon sourire que nous ne souhaitions pas sauter. La machine s’est ébranlée, ses rouages nous ont extrait du sol pour gagner les nuages. Comme le soir rongeait la ville, les rues devenues électriques étaient semées avec rigueur de petits cailloux lumineux que la pluie rendait scintillants. Mais passé le deuxième étage, la cité s’est évanouie et l’horizon a disparu. Au sommet nous sommes sortis de l’ascenseur sur la terrasse. Jamais je ne m’étais trouvé dans une brume aussi épaisse ! Il n’y avait plus rien que ça : nous deux dans un grand coton gris. Pour ne pas risquer de se perdre, nos mains, tout naturellement, se sont rejointes et étreintes ; comme on n’y voyait à un mètre, que les rafales nous fouettaient, nos corps aussi se sont trouvés. Nous sommes ainsi restés longtemps : enlassés, en proie au vertige, mais cramponnés en nos regards. Et malgré le temps accablant, le panorama unichrome, j’ai gravé de cette visite un souvenir éblouissant.
Photo Ange7, Paris 2009.
=°= Et pour prolonger la visite : un qasida au hasard =°=

Le lundi, c’est relâche.
Photo Ange7, Séoul 2009 .
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Nouveaux audios :
* deux histoires de chasseur *
Photo et retouches Ange7, Ramatuelle 2009.
=°= Et pour prolonger la visite : une ode au hasard =°=