A l’étalage

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La mandarine irradie la gourmandise comme un soleil couchant.
On sait, passée la peau fine et amère, quelle tendresse sucrée attend les papilles.
On connaît la fraîcheur du jus qui veut s’échapper des lèvres, à la croque.
On devine encore la pulpe, que la langue éparpille au palais avec délice.

Craque la pomme de terre, jadis ronde et généreuse,
et réduite en lamelle -silhouette d’elle-même-
par le rouleau compresseur de la bouffe industrielle.

Photo Ange7, Séoul Kossok Bus Terminal, 2007. 

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