Strawberry Fields

fraises.jpg


Version 1 :
Assez efficace, la fraise. Elle ramène sa bouille et tourne en bourrique et vrille jusqu’à ce que la dent soit creuse et/ou que le supplicié avoue tout ce qu’il sait. On en a vu, à plusieurs occasions, des qui révélaient même ce qu’ils ne savaient pas (c’est ainsi, paraît-il que plusieurs découvertes capitales ont même été réalisées), on a été témoin de fortiches qui fondaient en larmes et on en a entendu, souvent, des costauds, hein, supplier et geindre et appeler à la rescousse leur maman.

Version 2 :

La fraise, velours, a le duvet langoureux, elle est suave et parfumée comme on va-t-au bal. Elle brille sous le flash et rougit à la photographie. Déshabillée, elle fait craquer ses pépins minuscules en petits éclats presque sonores. C’est le top-model des fruits, la star des cageots de maraîchers. Beaucoup la toisent et l’envient. Son haleine exhale le sucre. Vierge et courtisane à la fois, elle est fière comme la Madonne et belle comme une religieuse retenue au cloître, qui a trouvé, la nuit, le trousseau où pend la clefs des champs.

 

Photo Ange7, « fraisesmhh », Séoul 2007.

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