Gueule de bois

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Note pour plus tard :
Au pouls qui repart, il faut opposer le brouillard qui mousse dans les mirettes, les abeilles dans les oreilles, les tremblements des membres et un tsunami de nausée qui menace. Au premier pied posé, il faut faire face aux vertiges en spirales, au parquet qui cavale, à l’hostilité tendue de tous les meubles pointus. Au regard dans la glace, une tête de premier de la crasse, le poil court et fiché comme une acuponcture qui a mal tournée. Le teint gris et gras, la lèvre mauve. Sous les yeux, des bananes flambées, bien renflées et comme passées au khôl. Le menton fait des huit pour claquer la vertèbre qui s’est encore coincée; il faut bien fonctionner. C’est matin, l’heure tourne, et le destin, patient, attend.

Photo Ange7.

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