Accusés, levez-vous

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audio :

Y’a comme un flottement, évident et palpable
Quand on s’assoit parfois tous les deux à la table
La gêne contenue forme un brouillard épais
Qui nous cache à nous-mêmes tout ce que l’on était

Y’a des petits souv’nirs, de petites trahisons
Qui font autour de nous un bruit de papillon
Y’a le poids du passé qu’en finit pas d’être lourd
Y’a ce silence qui a rayé les mots d’amour

Tout nos gestes sont lents, inutiles, joués
Et chacun prend bien soin à ne rien déplacer
Surtout que rien n’avance, que prime l’immobile
Le statu quo est le dernier îlot tranquille

On se surveille comme le lait sur la flamme
On se sent vivre à deux secondes du drame
Et puisque le bonheur a deserté les lieux
Le malheur, lui, on l’entretient à petit feu

On est sur un chemin tout bordé de barrières
Des falaises au devant, des falaises derrière
C’est comme un labyrinthe sans entrée ni sortie
Même faute, même peine : condamnation à vie

Photo ∑mª, Séoul 2007.

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