Fleur sans tige

papillons de lumière

 

Il y a une indicible horreur dans la torpeur finale du papillon épinglé au velours d’une vitrine. Un sacrilège du sublime. Figer pour l’éternité ce qui ne fut que mouvement, qu’un continuel battement. Celui qui, à l’arrêt même, tremblait de vie, âme légère, aimant le vent. Fut-ce de mort naturelle, son inertie est cruelle à contempler, contre nature. Etre de la fragilité, dont les instants changeants semblent comptés, il éprouve à toute allure, son destin éphémère. Et pour se souvenir de lui, il faut se le remémorer, toujours, en train de voler.

 

Photo Ange7, Séoul 2008.


-*- Vous entendez trop « qui-vive » ? Tentez donc article au hasard du journal de 5h12 -*-

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