Passage

hold that thought

Notes pour plus tard :
Tôt dans ce matin frais, on aurait pu croire, à le voir si immobile, qu’il avait gelé dans la nuit. Pas un cil ne s’agitait, et, malgré sa tête nue, il ne tremblait pas non plus. Il était, tout soudain, pris par la méditation. Sans chant et sans lampion, au milieu du chemin. Stoppé net dans ses corvées du jour, rien n’existait plus que sa pensée, que le jeu des rouages de son esprit. Le corps comme endormi, tout le réseau sanguin alimentait à présent l’usine à idées, le siège de la réflexion. Car c’est bien en lui-même qu’il regardait si fixement, rien d’autre autour ne captait cette attention soutenue ni ne suscitait si profonde analyse.
Quand il revint à lui, quelques instants plus tard, il mesura la distance parcourue de son voyage intérieur et put se dire, avec raison, qu’il avait avancé.

Photo Ange7, Seokcho 2008.


 

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