Transmigration

Tangled up in black

Bien qu’on laissât dehors nos souliers souillés
La baraque empestait la saleté urbaine
Une poussière épaisse engouffrait nos haleines
Tant qu’il fallait mâcher l’air que l’on respirait.

Quand le soleil tombait il nous abandonnait
Dans une obscurité pénible et kafkaïenne
Où clignait sans vigueur la lueur souterraine
Qui suintait tristement du pauvre plafonnier.

Le noir nous poursuivait, unique paysage
Il barbouillait nos mains, il grimait nos visages
Et semblait un rempart ceignant nos avenirs.

Pourtant le ventre creux, et brisés de labeur,
Assis sur le sol nu, jusqu’aux petites heures,
Évoquer le pays éclairait nos sourires.

Photo Ange7, Séoul 2009.


-*- Goûtez le suave d’un article au hasard du journal de 5h12 -*-

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2 Réponses to “Transmigration”

  1. Gabrielle Says:

    Quelle fluidité !
    Ce sonnet est très émouvant, poignant, poétique, musical…
    On croit voir un tableau de Georges De La Tour.

  2. Ange7 Says:

    Merci, Gabrielle.
    Et la photo est un montage de vues du métro.


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