court éloge de l’aberrant

aberrance

Quel ennui d’être figurant,
Serré dans le même costume,
Obéissant à la coutume
D’un immobilisme frustrant !

La tradition est un tyran
Qui vole nos rêves de plumes,
Et les martèle sur l’enclume
À coups furieux et térébrants.

Tout est prévisible, flagrant,
Rien ne naît jamais de la brume
Ni ondine aux formes d’écume
Ni monstre au profil effarant.

On se console en soupirant,
Qu’ayant quitté ce lourd volume,
Nous attendent les joies posthumes
D’un dérèglement enivrant.

Photo Ange7, Séoul 2009 .


-*- Écoutez donc le pizzicato d’un article au hasard du journal de 5h12 -*-

Publicités
Publié dans JOURNAL. Étiquettes : , , , . Leave a Comment »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :