Martel en tête

complètement martau

Notes pour plus tard :
Elle mettait dans ses mouvements, amples et précis, sinon de la grâce du moins une harmonie, un délié, qui donnait à toute l’action une rondeur assez bonhomme. Quand elle soulevait le maillet, le lourd marteau de bois bruni, elle retenait à moitié un profond râle de peine qui témoignait discrètement de la difficulté de la tâche. Puis, l’instrument lestement hissé, pointé vers le zénith, elle restait un court instant dans un équilibre précaire qui pouvait sembler, au promeneur ignorant, une position de prière, un rite ancien et païen. Cette seconde passée, entraîné par le propre poids de son épaisse tête, le pilon retombait pesamment dans la vasque de pierre. Il y écrasait avec fracas la préparation culinaire qui, sous le coup porté, toussait un peu de poussière. Ensuite, s’essuyant le front de sa large manche, elle réunissait son souffle et ses forces pour renouveler l’opération.

Photo Ange7, Séoul 2009 .


-*- Écoutez donc le ramdam d’un article au hasard du journal de 5h12 -*-

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