Dîner en ville IX (et fin)

isolated

Les mains tendues des malchanceux
Lui semblent une étrange peinture
De rameaux tordus et osseux,
Sombre forêt, triste nature.

Dehors, dès la porte franchie
La froidure, déjà, l’embrasse
L’amante a les mèches blanchies
Mais l’appétit toujours vorace.

La nuit commence son approche,
Comme chaque soir, Honoré,
Cherche un lit Hôtel de la cloche,
Un abri sûr pour y sombrer.

Voilà sa vie parmi les hommes
Mais il persiste à s’acquitter,
Malgré l’exubérante somme,
Du loyer de la liberté.


(fin)


Photo Ange7, Séoul 2009
.


-*- Écoutez donc le nasillement d’un article au hasard du journal de 5h12 -*-

Publicités
Publié dans CHANSONS, JOURNAL. Étiquettes : , , , . 1 Comment »

Une Réponse to “Dîner en ville IX (et fin)”

  1. lillithlanoire Says:

    Encore une fois, une maitrise du rythme, des images et de la langue qui forme un tit poème qui chante tout seul…


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :