Il en reste tant, des remparts

.

Infranchissable butte ! Par quel côté l’attaquer ?
Le caporal, de l’ongle, se grattait la tête.
Le vent lui souffla une idée :
Par les airs, glisse-toi, lui fit la voix fluette.

Aussitôt dit, fait aussitôt.
Le stratège en ballon survolle la muraille.
Il pense : belle est la terre vue d’en haut,
Pourquoi faut-il que l’on ferraille ?

Sur les crénaux, haut comme trois fleurs
Joue un enfant au teint de pêche
Et dans un grand élan de cœur
Il décoche au ballon trois flèches

Napoléon plonge : soudain
La terre se rapproche vite.
Le rempart dure avec dédain
À son pied une croix s’effrite.

.

(extrait des pages du cahier de poésie que, non, je n’ai pas perdu)


Photo Ange7, Régusse (04) 2009.


=°= Cliquez pour un quadratique article au hasard =°=

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :