La promesse du djebel

Notes pour plus tard :
Difficile de croire, 35 degrés à l’ombre, comme nous marchions, silencieux et suant sous le poid de nos sacs, que nous foulerions bientôt la neige. La terre de poussière, sèche, safran, qui reflétait le soleil et soupirait sur nous son haleine torride, commençait à laisser place à la roche ocre de l’ascension. Quelques heures d’efforts seulement nous séparaient du chemin de crête, mais la route était longue, courte la journée, et il nous faudrait immanquablement bivouaquer la-haut. L’idée seule du froid qui nous attendait faisait courir sur nos échines une vague glaciale. Nous aurions aimé, pourtant, accumuler un peu de cette chaleur aride, retenir ces températures éprouvantes contre lesquelles nous avions lutté mais qui seraient bientôt un doux souvenir et une nostalgie nécessaire à nos coeurs gelés. L’équilibre, malheureusement, n’était pas possible, pas plus que le mélange. Nos derniers pas dans la canicule ne se tempéraient d’aucun vent et nous savions déjà que la nuit qui nous attendait ne se laisserait apprivoiser par aucun feu, si vif soit-il. Elle attendait ses proies toutes dents dehors et la morsure, comme il se doit, serait terrible.

Photo Ange7, Maroc 2010 .


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