Un éphémère exil

Un petit coin à elle, un espace préservé où les enfants ne la trouvent pas, où il ne faut assurer l’assistance permanente de personne, où le téléphone ne sonne pas, un sanctuaire que la télé de la journée ne vient pas polluer de son indigence, un lieu où ne pas fumer, où suspendre toute activité, où l’existence se concentre sur les fonctions vitales, un cocon où le cerveau reptilien garantit le service minimum tandis que le corps ralenti emagasine la constance du soleil, la franchise du vent ou la candeur de la pluie.
Ne rien percevoir, aveugle et sourde au monde exténuant,  la pensée en repos, ne surtout pas chercher à comprendre.
Comme la cocotte-minute, quelle doit oublier aussi, laisser simplement s’échapper le trop plein de vapeur, sans le retenir, sans contrôle, laisser aller, laisser aller… Parce que sinon, c’est l’explosion.

Photo Ange7, Nice 2009 .


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Publié dans AUDIO, JOURNAL. 1 Comment »

Une Réponse to “Un éphémère exil”

  1. tilu Says:

    Ce petit coin à moi c’est ma baignoire… ;-)..


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