Prendre abri

S’il pleut, va, compagnon, je nous trouverai abri. Je te le dois mille fois pour avoir guidé mes route et porté ma fatigue sur nos errances interminables. J’aviserai de loin une roche avancée, des bois aux branches serrées, un taudis abandonné. S’il se peut, d’un grand linge, j’ôterai l’eau de ta robe. Dans notre commun silence, nous attendrons avec patience que le ciel se lasse de déverser sur nos terres son trop-plein de dégoût et de fureur. S’il se peut, nous dormirons pour régénerer nos forces. Quand la voie, de nouveau, nous offrira son ventre blanc, nous reprendrons, compagnon, l’aventure. Là juste où l’intempérie l’avait mise en parenthèse.

Photo Ange7, Nice 2010.


=°= sur un clic, clac : un article cathartique au hasard =°=

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