Interrup

Notes pour plus tard :
Le fabuliste disait pourtant qu’en toute chose il faut considérer la fin. Le bouc au puits, abandonné, mourrant de faim, s’en morfondit longtemps en agonisant… Mais de ces leçons trop fines, on ne retient souvent que la roublardise du renard, son habileté à se jouer de tous ses interlocuteurs, souvent avec une cruauté enfantine et amusée, toujours très égoïstement. Ce malin-là, c’est celui qui réussit au détriment des autres. Ici, littéralement, en leur marchant dessus la tête.
Qu’un jour on se trouve, ainsi planté au pied du mur, devant la tâche suspendue et impossible à achever et l’on repensera peut-être à la morale de la fable. On se souviendra, trop tard comme il se doit, du besoin de planifier l’issue avant l’entame, de l’inconvénient majeur qu’il y a à improviser avec la réalité solide qui ne souffre aucune négociation.
L’inventivité comme l’approximation, l’idée spontanée : l’arpenteur doit laisser tout cela à l’artiste dont l’existence tout entière se décide à coups de dés.

Photo Ange7,  Maroc 2010.

=°= sur un clic, clac : un article sporadique au hasard =°=

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