l’été en janvier

J’ai ramené de mes voyages pelisse épaisse et gants de peau, chausses fourrées, larges écharpes qui furent de nombreux hivers les remparts salvateurs contre des froids assaillants.
Revenu sous mon ciel, janvier même me parut un été. Le bois brûlait à la cheminée pour la décoration, pour l’odeur de la flambée, mais personne ne grelottait les mains désespérément tendues vers les flammes.
Dehors, le monde était vert et parfumé, il restait des roses, sublimes, aux bout des allées de vignes, l’herbe était verte et généreuse, on voyait des fleurettes aux champs et aux chemins.
La pluie venait, de temps en temps, à peine griser le tableau. Mais elle semblait porter menace, comme pour nous rappeller qu’avant de vivre le printemps il  faudrait encore endurer février.
Et la neige, effectivement, est venue tout recouvrir.


Photo Ange7, St-Laurent du Verdon 2010.

=°= sur un clic, clac : un article utopique au hasard =°=

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