Le mois du grand blanc

Notes pour plus tard :
Jusqu’à l’entrée du temple un cotonneux ruban s’étirait inviolé. Depuis le tôt matin, des dizaines de moines avaient pourtant emprunté ce chemin pour aller méditer, pour aller chercher l’eau, pour leurs allées-venues ; et la neige datait déjà de l’avant-veille. Unique entrée et sortie d’une enceinte haut murée, la seule explication s’imposait d’évidence : le froid avait durci les flocons si bien qu’on n’y laissait pas trace. Au premier pied, pourtant, la belle théorie s’enfonça d’un demi-mètre. Et chacun des pas suivants creusa pareillement de vastes béances. Yon-su était fasciné par ce prodige et son coeur impatient de novice galopait à l’idée de pouvoir lui aussi, un jour, effleurer la poudreuse sans plus de poids que le vent.

Photo Ange7, Corée  2009.


/::-::/ Tentez la découverte d’un billet au hasard ! /::-::/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :