Pied à, terre à, terre

Pierre sur pierre
Ton émoussé
Le rempart à l’air de monter
À l’envers

Il a mis dans la terre
Sa tête aux tifs ébouriffés
Et il laisse ses pieds flotter
En l’air

Il pousse comme on désespère
Jusqu’où compte-t-il aller ?
Plus bas gît – l’a-t-il oublié ? –
L’enfer.

Illustration Ange7 2010.


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Il en reste tant, des remparts

.

Infranchissable butte ! Par quel côté l’attaquer ?
Le caporal, de l’ongle, se grattait la tête.
Le vent lui souffla une idée :
Par les airs, glisse-toi, lui fit la voix fluette.

Aussitôt dit, fait aussitôt.
Le stratège en ballon survolle la muraille.
Il pense : belle est la terre vue d’en haut,
Pourquoi faut-il que l’on ferraille ?

Sur les crénaux, haut comme trois fleurs
Joue un enfant au teint de pêche
Et dans un grand élan de cœur
Il décoche au ballon trois flèches

Napoléon plonge : soudain
La terre se rapproche vite.
Le rempart dure avec dédain
À son pied une croix s’effrite.

.

(extrait des pages du cahier de poésie que, non, je n’ai pas perdu)


Photo Ange7, Régusse (04) 2009.


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A quoi tient le destin, hein ?

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Version 1 :
Sous sa capuche, un capucin
Mâchouillait une capucine
Tant le goût donnait bonne mine
Qu’à sa mort on en fit un saint

Version 2 :

Sous sa capuche en bure beige,
Michel, le gentil capucin
Mâche des fleurs, ô sacrilège,
Il ne finira jamais saint.

Le diocèse de Chartres doit maintenant se prononcer sur ce procès en béatification fort botanique et délicat.
Toi aussi tu peux voter au 0 800 666 666, (appel surtaxé 1,33€/minute).

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