Frelater

Potio

 
C’est jeter dans le breuvage pur toutes sortes de diluants qui l’atténuent et qui l’altèrent, le transformant, dénaturé, en un tout autre poison. Ainsi en va-t-il du sentiment amoureux, à qui un soupçon de trahison fait vite virer la couleur, pour qui trois gouttes de  défiance dissipent le parfum, et qu’une lampée de froideur achève de troubler. Lors, plus il y en avait au départ, plus la coupe est longue à vider, amère, indigeste. Il faut bien la boire, pourtant, jusqu’à la lie. Mieux vaut qu’elle pèse sur l’estomac que sur le coeur, organe vital.

 
Illustration Ange7.

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