Du pain sur la planche

baguette

Quand on a échangé quelques mots matinaux avec la boulangère et qu’elle vous confie le pain tant convoité, on tâche de le saisir sans le lui arracher et, l’écot payé, on se rue hors de l’échoppe. Il faut alors marcher sur des charbons ignés. On se promet toujours de ne pas entamer la croûte  chaleureuse que l’on sent contre son flanc, que l’on sait savoureuse ; non, il faut ramener un pain entier, l’offrir à la table dans toute la splendeur de son intégralité. Ce quignon, pourtant nous tente et il faut bien du zen pour ne pas le séparer dans un craquement délicieux et l’enfourner, tout chaud, le mâcher, satisfait. C’est si dur que souvent les pains ne parviennent à la maisonnée que la tête tranchée.

Photo DR, retouches Ange7.


=°= Et pour prolonger la visite : une galéjade au hasard =°=

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