Chavane !

Chavane !

Ça souffle et ça fait pas semblant.
D’abord l’orage, sourdement, se contente de gronder.
De loin mais s’approchant.
On sent déjà qu’on ne va pas y couper.
Tout claque au vent, rien ne résiste sa violence.
Il gonfle et s’enfle à chaque passage.
La pluie éparse frappe la terre à coups pugnaces et répétés.
Elle sonne comme une rancune.
Qu’a-t-elle tant à reprocher ?
Bientôt, l’étoffe se déchire dans un grand tremblement.
C’est comme si cédait soudain le ciel accablé.
L’eau verse à pleins seaux sans discontinuer.
C’est à se demander …
Où se tenait-elle, jusqu’ici, toute cette pluie ?

Photo Ange7, Ramatuelle 2009.


* ° * // Et juste pour la nostalgie, un article au hasard au milieu du bazar ! \\ * ° *

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Par vents et marées

Jean Marais en vacances au Cap Horn

 

Quand Jean Marais était marin,
Un jour d’orage souverain,
Dieu se posa sur son épaule
Et s’offrit d’être sa boussole.

Photo Ange7, Séoul 2009.


 

-*- Fatigué(e) de windsurfer ? Accordez vous un article au hasard du journal de 5h12 -*-

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De la relativité (zoom in)

relativite.jpg

 

Notes pour plus tard :

Papier mâché et peinture, les astres collés au mur du planétarium figurent une partie de bowling où la Terre n’a pas tiré le gros lot. Qu’on joue à frappe-calot, et tout juste après Mercure, c’est la petite bleue, c’est sûr, qui tombera fendue en deux.
Alors s’il faut, en plus, imaginer que dessus, s’agitent des homoncules, de minuscules pantins, que l’on aurait beau chercher avec un lorgnon géant, et qui, sous prétexte qu’ils se disent doués de raison, ma foi toute relative, se sont appropriés les lieux, ça se corse sérieusement.
Et si sur ces six milliards de mini mini fourmis, on t’en coince une, entre lamelles de microscope, une seule, isolée, particulière, et, alors qu’elle est vêtue de couleurs et de chamarre, s’il te faut à travers les os blancs de son crâne, estimer la masse grise de son cerveau spongieux, ça devient franchement duraille.
Enfin, dans l’orage électrique de son esprit souvent déboussolé, s’il te fallait reconstruire les signes du langage pour former, à la seconde, des centaines de messages, là, tu vois, c’est carrément coton.
Alors, sois gentil et dis-moi simplement si, oui ou non, tu reveux un peu de café.

Montage et illustration, Ange7.