Le permis !

le permis

Version 1 :

Blanc-seing béni
voie des abus
s’il m’est permis
que je vous tue

Bon pour accord
permettez-moi,
que votre mort
fasse ma joie

Licence extrême
vous permettez,
faut-il que j’aime
vous supprimer

Sale coeur froid,
la guerre met
dans leur bon droit
tous les bouchers

Version 2 :

Ô passeport d’indépendance, papier rose de liberté, permis chéri, nous évader, à présent, nous le pouvons. Ce soir à la lune cachée, voler les clefs de la vieille auto, vider les placards des gâteaux, et filer, enfin filer. Sans carte, ni destination, rouler tout droit vers l’horizon. Si la mer se met en travers, prendre un ferry, s’il le faut, mais avaler des kilomètres, et en mettre autant que possible, entre aujourd’hui et le passé.
Plus tard, lointain et étranger, quand la rage sera passé, reprendre route en sens inverse. Et l’auto rangée au garage, bien raccrocher au clou prévu, le jeu de clefs.

 

Photo DR, retouches Ange7.


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