Chronique du festival de Ramatuelle 2011
11 août : Patrick Haudecoeur plie le public de Ramatuelle
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
11 août : Patrick Haudecoeur plie le public de Ramatuelle
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
10 août : François Morel, le lion est bon ce soir
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
9 août : Un “repas des fauves” sous un vent rugissant
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
8 août : Michaël Gregorio en mode live
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
7 août : Gaspard Proust énigmatique, et toc !
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
6 août : Patrick Chesnais y met du chien
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
5 août : Galabru et Caubère, héraults du midi
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
4 août : Zaz, la joie de chanter
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
3 août : Eric Métayer revisite Hitchcock
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
2 août : Gaëtan Roussan électrise Ramatuelle !
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
1er août : Autour de “3 hommes dans un salon”
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
1er août : Juliette Gréco évoque Brassens, Brel et Ferré
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
31 juillet : Désiré de Sacha Guitry
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Chronique du festival de Ramatuelle 2011
30 juillet : Michel Boujenah détaille le cru 2011 du Festival
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Pour ses autoportraits décalés, Manu Pombrol manie Photoshop avec dextérité.
Cela donne des compositions sympathiques dans ce genre là :
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J’ai des souvenirs sans nombre. Des moments exceptionnels, à l’image du personnage ; d’autres d’une simplicité quotidienne. Des matinées en terrasse, des trajets en voiture, toutes sortes de jeux. Ces moments ne sont pas habités par des silences. Il y avait toujours une discussion, un échange. L’homme de lettres est aussi homme de paroles, et de parole d’ailleurs. Des mots, beaucoup de mots, des formules, des expressions, des saillies, des bons mots. Et des nuits à écrire. Nous avons vécu parmi les livres, comme dit Sartre, mais aussi dans l’odeur si singulière du papier journal fraîchement imprimé. Une vie pleine est riche de tant d’instants différents. Il s’est passionné pour tout. Il a porté avec bonheur tant de casquettes. On l’a vu, dur à l’ancienne, d’une intégrité sans faille, et toujours tendre avec les siens. Nous vivons avec un manque qui nous est cher, un vide que rien ne peut, rien ne veut, combler.

Notes pour plus tard :
On nous dit aujourd’hui : “tout est faux”. La belle affaire. N’avons nous pas déjà, sur la foi d’informations alors garanties, engagé tous nos jetons ? Combien de foyers sont touchés à présent que la vérité éclate ? Qui saura chiffrer les pertes humaines ? Des hommes et des femmes respectables jetés dans l’opprobre, des familles au désepoir : voilà les conséquences de cette accablante légèreté. Peut-on, d’une déclaration mouillée aux larmes de crocodile, effacer le mal fait ? C’est trop facile de passer l’éponge et prétendre que rien ne s’est passé. Dans leur chair, ceux qui ont souffert, comme leurs proches, ceux qui ont tout perdu, ceux qui, on l’a vu, y ont laissé la vie même, qui viendra les consoler ? Quelle solution miracle les dédommagera de l’irremplaçable ? “Tout est faux” ? Le bel aveu et comme ceux qui le formulent aimeraient que le sujet s’éteigne après ces mots définitifs. Nous ne leur ferons pas ce plaisir et tant que du sang coulera dans nos veines, nous tracerons avec nos dénonciations, nous dirons nos colères et nous ferons résonner la mémoire de ceux qui ne sont plus là pour se battre avec nous.
Illustration Ange7.
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Version 1 :
Sous la lampe coudée, bien droit sur son assise, le créateur retient son souffle. Quand ses brillants ciseaux se referment avec soin comme lente mâchoire sur les veloutements de la soie calandrée, l’erreur n’est pas de mise. L’étoffe calibrée doit être decoupée au plus juste : de cette précision dépend la réussite de l’oeuvre. La manche, le tombé, le dos-nu, l’encolure, tout doit être parfait. C’est presque le matin quand, d’un sourire heureux, il signe sa merveille.
Version 2 :
Accroupie dans le froid, une femme sans âge, c’est à dire fort âgée déjà, attend le bus de quartier. Son souffle régulier entoure sa tête de vapeur blanche. C’est pratique courante en Asie de patienter dans cette position basse. Le jeune européen, avide d’expériences, se place tout près d’elle, à coucou lui aussi. Dans ces ruelles étroites, le petit autobus ne passe pas souvent. Après quelques minutes, le garçon n’y tient plus : ses muscles couturiers lui font un mal saillant. Il se redresse alors avec peine et masse douloureusement ses cuisses tandis qu’imperceptiblement la vieille entre ses rides sourit avec les yeux.
Photo collection Dior 2010, retouches Ange7.
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L’hiver, en Corée, le “choux chinois” est une plante décorative que l’on trouve dans les jardinières de la ville. Il resiste vaillamment à la saison et offre ses teintes vertes à mauve à travers la neige. Une artiste chinoise, Ju Duoqi, a choisi cette matière première pour photographier d’étonnantes compositions végétales.
Cela s’appelle “The Fantaisies of Chinese Cabbage“, présenté par la galerie Paris-Beijing (54 rue du Vertbois à Paris 3e, M° Arts et Métiers).
A voir aussi, sur le même site, ses reconstructions de chef d’oeuvres : “The Vegetable Museum“.
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Notes pour plus tard :
Jusqu’à l’entrée du temple un cotonneux ruban s’étirait inviolé. Depuis le tôt matin, des dizaines de moines avaient pourtant emprunté ce chemin pour aller méditer, pour aller chercher l’eau, pour leurs allées-venues ; et la neige datait déjà de l’avant-veille. Unique entrée et sortie d’une enceinte haut murée, la seule explication s’imposait d’évidence : le froid avait durci les flocons si bien qu’on n’y laissait pas trace. Au premier pied, pourtant, la belle théorie s’enfonça d’un demi-mètre. Et chacun des pas suivants creusa pareillement de vastes béances. Yon-su était fasciné par ce prodige et son coeur impatient de novice galopait à l’idée de pouvoir lui aussi, un jour, effleurer la poudreuse sans plus de poids que le vent.
Photo Ange7, Corée 2009.
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Quand on mit bout à bout tout les coups qu’il avait, en sa longue carrière, commis deci-delà,
Dans l’enceinte feutrée du grave tribunal, force fut de pousser un soupir ébahi.
De quinze à cinquante ans, par toutes les provinces, il avait estampé de naïves victimes.
Ici jouant du poing, là-bas faisant pitié, il avait inventé plus de cent stratagèmes,
Incarnant des vendeurs ou des hommes d’église, feignant le coeur brisé où le conseil crédible.
En flattant les imbus, en courtisant les vaines, il avait corrompu avec sens et brio.
Son air doux persuadait et sa fine lecture des coeurs et des esprits lui ouvrait un accès
Au sein des plus méfiants qui invitaient chez eux, sans s’en apercevoir, l’instrument de leur perte.
On lui reprochera, dans la foule innombrable de ses ponctions forcées, le peu de distinction.
Son art n’épargna pas les foyers plus modestes et s’il leur prenait moins, il les volait pourtant.
Ses morceaux de bravoure éclataient cependant dans le détournement des odieux personnages.
Avec intelligence il dépouilla certains de l’intégralité de leur or amassé.
L’examen de sa vie sans argent, sans excès, faisait alors planer un singulier mystère :
Que diable avait-il fait de toutes ces fortunes ? En quel endroit secret reposait le magot ?
De ça on ne sut rien et la condamnation, qu’il reçut avec flegme, parût sans intérêt.
Tandis qu’on l’emmenait pour un séjour ombreux, son oeil brillait encore et semblait déclarer :
Voilà un nouveau rôle qu’on me donne à jouer, comptez sur mon talent pour le vivre à merveille.
Photo Ange7, Le Rayol 2010.
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Photo Ange7, Ramatuelle 2010.
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Où l’on retrouve, ce lundi, la rubrique des liens du dit jour.
Et pour fêter ça, une foule de “films de 5 secondes”, sur le site des inventeurs du genre.
Celui-ci est de saison :
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Photo Ange7, Collobrières 2010.
=°= Tentez la découverte d’un billet au hasard ! =°=