Cours Saleya

Cours Saleya

il n’y a plus qu’un locataire
dans la maison de mon grand-père
un courageux et qui s’obstine
à demeurer dans cette ruine

il vit sans eau et sans courant
coupés déjà depuis beau temps
aux fontaines il puise bouteilles
et il s’éclaire au plein soleil

quand la pluie pleut, c’est pour sa pomme
le toit a des tuiles fantômes
et si le vent veut s’inviter
il passe les carreaux brisés

malgré le danger avéré
de se voir tout vif enterré
rien ne convainc notre occupant
de trouver meilleur logement

car il tient trop à son balcon
voilà son unique raison
et il ne pourrait vivre ailleurs
qu’au-dessus du marché au fleurs

Photo Ange7, Nice 2009 .


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Un peu perdu

un peu perdu

Notes pour plus tard :
Comme le temps était clément, on s’enfonça sans se soucier, sans s’imaginer un instant qu’ainsi on pourrait bien se perdre. Entre les branches, le sentier sinuait et se divisait, et nous suivions, comme à l’instinct, un tracé qui semblait facile. Or la discussion s’animant, nous ne prêtions guère attention et presque imperceptiblement, nous accelérions le pas.
Bientôt, pourtant, les mots se turent et le constat fut immédiat. Trop éloignés de nos arrières, nous nous tenions, un peu surpris, en terrain de nous inconnu, et puisqu’il faut parler bien franc, égarés comme des enfants.
Alors, bien sûr, nous rebroussâmes, nous cherchâmes à nous reperer, mais frileux de nous séparer, nos tentatives échouèrent.
Le soir tombait, lent et glacial : que diable nous fallait-il faire ? Prendre un abri, passer la nuit ? Ou bien randonner, au contraire ? L’avis fut pris qu’en repartant, fut-ce en direction hasardée, nous parviendrions quelque part et que l’activité physique aurait de plus cet avantage de nous éviter de geler.
C’est un souvenir éprouvant que cette poursuite nocturne. Nous progressions à petits pas en raison de l’obscurité et cela doubla la distance. Malgré notre approche prudente combien de chutes, nous subîmes !
Enfin, plusieurs heures plus tard, nos pieds sentirent un sol dur : nous avions trouvé une route. Elle était calme, de campagne, sans éclairage et sans panneau et nous n’avions pas de lumière pour en déchiffrer les bornes. Peu importait, elle était là : rassurante et plus aisée à emprunter que les sous-bois. Nous la suivîmes plein d’espoir, raisonnant qu’en toute logique un village nous attendait au bout de ce nouveau chemin. Et nous rêvions naîvement, sans savoir que nous nous trompions, qu’il fut tout proche, ce village.
Revigorés d’être passés d’un toit de cimes au firmament, nous progressions un peu plus vite à la pauvre clarté d’un ciel tout voilé de nuages bleus. Le rythme de nos pas sonnait dans un silence sépulcral. Douloureux de nos écorchures, nous avancions sans mot dire, ne désirant plus rien au monde que d’arriver à notre but.
Nous marchâmes jusqu’au matin et c’est le rose de l’aurore qui nous accueillit au village, hagards, fourbus et affamés.
Devant un grand café brûlant et un exquis pain de la veille, nous racontâmes aux lève-tôt, qui en rire sans se gêner, notre idiote mésaventure. D’après notre point de départ, l’un calcula qu’à vol d’oiseau, nous avions parcouru au moins vingt-cinq, trente kilomètres.
Notre collation terminée, quelqu’un s’offrit de nous conduire retrouver notre véhicule. Nous acceptâmes avec chaleur, un peu honteux du ridicule, mais par dessus tout soulagés.
Au chaud devant la cheminée, le doigt posé sur une carte, il fut rageant, un peu plus tard, de constater l’égarement qui fut absolument le notre. Car estimant notre parcours force nous fut de constater que nous avions dix fois frôlé d’éviter un si long périple. Mais par un malheureux hasard -et une orientation piteuse- nous avions choisi sans faillir, à chacun de nos carrefours, le chemin qui nous éloignait. L’exemple le plus frappant étant quand, rejoignant la route, nous nous étions lancés à droite pour plus de quinze kilomètres alors qu’à gauche, et tout près, un autre village dormait.

Photo (et retouches) Ange7, Ramatuelle 2009 .


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Le plein de super, siouplait.

pale full moon

Le lundi, c’est reprise.


Photo Ange7, Ramatuelle 2009 .



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Alangui

Le chat roux de Régusse

Petite semaine de relâche pour lancer une nouvelle activité…
Retour lundi 8 novembre


Photo Ange7, Régusse (France, 04) 2009 .



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Peur bleue

Peur bleue

Nouvel audio :

* une histoire de frayeur *

Pour qui sont ces serpents ? (3′30)

Photo DR, retouches Ange7 2009.


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Une visite

Renard ?

 

Renard ? Renard ? On l’a aperçu un matin, qui traversait par le jardin. Il avait l’air bien maigrichon mais pas au point de s’attaquer à nos courges et à nos citrons. Il recherchait plus consistant. Comme il allait lever le camp, on l’a appelé doucement : Renard ? Renard ? Et lui au lieu de s’éclipser incontinent, s’est arrêté et, un instant, nous a regardés fixement.
Depuis, plus de nouvelles.
Un jour qu’on avait laissé dehors un reste de viande et qu’il avait été chipé, on a cru, ravis, qu’il était repassé. Mais un second don a révélé que c’étaient en fait les pies qui nettoyaient l’assiette. Renard ? Renard ?

 

Photo ∑ma, Ramatuelle 2009.


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Pin de fable

La pigne de pin

Tombée du pin, elle trépigne et sautille sur les aiguilles. Quand me ramasse-t-on, se lasse la pigne. Étant de bouillant caractère, elle veut lancer sa carrière dans le théâtre de l’âtre. J’y ferai des étincelles, prédit-elle, les ceps autour crépiteront d’admiration. Mais par-là passe l’écureuil, l’oeil enjôleur. Il caline et cajole le cône, l’emporte dans son arbre, et quand ils sont bien seuls, l’effeuille. Dès qu’elle a perdu ses rondeurs, le séducteur, se renfrognant, se défait du trognon en le poussant par le balcon. Quelle pomme j’ai été, se désole la pauvre dépouillée. Lui, dans son antre, sans l’entendre, contemple content la provision de cotillons qu’il amasse sur le dos des candides.

Photo Ange7, Ramatuelle 2009.


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Very Nice

Nissa

Proverbes :

Quand Octobre t’offre un temps d’été, café serré en terrasse, plus question de s’y croire presque… puisqu’on y est.

Nice, assaisonnée de soleil, c’est à prendre sans se lasser.

Photo Ange7, Nice 2009.


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Pour une poignée de figues

Figue

Au crépuscule des figues, on regrette leur molesse mauve, leur tendance passive à se laisser éventrer, on leur pardonne leurs entrailles hérissées, leur air d’oursin des terres, et l’on se remémore, entre la langue et le palais, le frôlement sucré de leur chair.

 

Photo Ange7, Ramatuelle 2009.


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Où sont les invités ?

empty_chairs

Le lundi, c’est relâche.


Photo Ange7, Séoul 2009 .


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Changement d’heur

clic-clock

Nouveaux audios :

* deux histoires de retard *

Bada-plic

Perspective d’avenir

Photo DR, retouches Ange7 2009.


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Sur les bons rails

En voiture !

Oh, j’en ai bien fait des voyages,
En train, par chemins d’écoliers.
J’ai sillonné des paysages
Pour me les rendre familiers.
*
J’ai savouré tous les villages
Qui me sont passé par les pieds,
Ils me furent un apprentissage
Que je ne pourrai oublier.
*
J’ai connu la vie de passage
Souvent le soleil souriait
La lune aussi, de son visage,
A illuminé mes sentiers.
*
Si le ciel faisait des nuages,
Qui menaçaient de me mouiller,
Je me réfugiais dans les pages
Des romans qui m’accompagnaient.
*
Au chemin des vagabondages,
Le vrai se livre en son entier
Et sous ce brutal éclairage,
Ma conscience s’est dessillée.
*
Ainsi fut mon pèlerinage,
Sans destination sanctifiée,
Mes souvenirs pour seuls bagages,
Et pour seul trésor l’amitié.

Photo Ange7, Saint-Raphaël 2009.


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Un destin grêle

Jour de pluie

Étant, en fait, peu informé des conflits internationaux, je ne sais avec certitude si le raffut d’enfer, qui sévit dehors, c’est la guerre, ou les intempéries. La terre en reçoit pour son grade, ça frappe dru à coups de poing, ça tombe fort, ça vient de loin. Si l’armistice se signe, ou si l’accalmie se dessine, j’irai constater les dégâts. Combien de fleurs, au champs d’horreur, sont passées d’éclat à trépas ?

Photo Ange7, Ramatuelle 2009.


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(dé-) goûter les réalités

Really ?

Fasciner sans conscience et ravaler les coeurs
River à la lucarne à faire piquer l’oeil
Les sentiments broyés en bouillon qui écoeure
Les fadaises élevées en monuments d’orgueil
Prôner l’ignominie exciter les rancoeurs
De notre humanité l’écran a fait le deuil

Illustration Ange7 2009.


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La purée de pois

La tour Eiff...

Notes pour plus tard :
Par méchante journée d’hiver, comme il pleuvait à fin crachin et que le vent giflait les peaux, aucun touriste ne rêvait de grimper dans la tour Eiffel. Les champs de Mars étaient déserts et hors des véhicules clos, il n’y avait passant qui passe. Avec ma chance habituelle, c’est le jour que j’avais choisi pour te montrer Paris du ciel. Tremblant dessous mon parapluie, je contemplais mon espoir fondre quand soudain je t’ai aperçue, bravant les gouttes et les frimas qui t’approchais à petits pas. Avec ce temps de dépression, le vendeur a semblé inquiet que je lui prenne des billets mais quand il t’a vue si jolie, il a dû lire à mon sourire que nous ne souhaitions pas sauter. La machine s’est ébranlée, ses rouages nous ont extrait du sol pour gagner les nuages. Comme le soir rongeait la ville, les rues devenues électriques étaient semées avec rigueur de petits cailloux lumineux que la pluie rendait scintillants. Mais passé le deuxième étage, la cité s’est évanouie et l’horizon a disparu. Au sommet nous sommes sortis de l’ascenseur sur la terrasse. Jamais je ne m’étais trouvé dans une brume aussi épaisse ! Il n’y avait plus rien que ça : nous deux dans un grand coton gris. Pour ne pas risquer de se perdre, nos mains, tout naturellement, se sont rejointes et étreintes ; comme on n’y voyait à un mètre, que les rafales nous fouettaient, nos corps aussi se sont trouvés. Nous sommes ainsi restés longtemps : enlassés, en proie au vertige, mais cramponnés en nos regards. Et malgré le temps accablant, le panorama unichrome, j’ai gravé de cette visite un souvenir éblouissant.

Photo Ange7, Paris 2009.


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La Motification

Patterns

Le lundi, c’est relâche.


Photo Ange7, Séoul 2009 .


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Cynégétique

chasseur

Nouveaux audios :

* deux histoires de chasseur *

Tout à traque

Braconniers

Photo et retouches Ange7, Ramatuelle 2009.


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L’air sérieux

Classroom

Notes pour plus tard :
Avec un certain talent, le professeur à barbiche feint le calme olympien. Il use de concentration et s’applique pour ignorer le gloussement cristallin qui commence de courir entre les rangs de table. Mais, quand le rire se propage, il enfle, c’est inévitable. Ici un hoquet et là son écho, bientôt, plus moyen pour la classe hilare de retenir son fou-rire. Il éclate alors, mais léger, enfantin, sans malice. Il saute et court si bien sur les quatre murs qu’il secoue bientôt le digne maître qui, s’il ne pipe mot, se pince les lèvres et remue sur sa chaise comme un asticot. Derrière ses lunettes rondes, marqués de la même étincelle que les enfants qui continuent de s’esclaffer joyeusement, ses yeux brillent d’un éclat de bonheur juvénile et sincère.

Illustration Ange7 2009.



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Au coing, vilain !

Le cognassier

Ambre sombre, pégueuse d’être un concentré de douceur, la pâte de coing devait sécher longtemps avant que d’être prête. Mais on la savait là, à attendre, vulnérable, à peine protégée des mouches et de la poussière par un torchon blanc. Alors forcément, quand sonnait l’heure de la sieste, on se rendait à pas de chat dans la pièce du fond, où dormaient les délices, armé d’une cuillère. Il suffisait de soulever un peu le linge pour découvrir ces pleines lunes ocres dont la face rugueuse brillait de sucre cristallisé. On chippait un morceau, puis un autre, en tâchant d’être discret, mais sans illusion : le forfait serait  tôt connu. Heureusement, la grand-mère, à son habitude, serait magnanime.

Photo Ange7, Ramatuelle 2009 .


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Une halte

Frame

Notes pour plus tard :
À l’étape, le corps, d’abord, ne voulait pas croire à son répit. Les jambes, se remémorant la longue route de marche, ne cessaient de trembler et les épaules, bien que libérées de l’accablant sac de voyage, avaient des élans de sang comme si un croc de boucher voulait les soulever de terre. Les estomacs qui braillaient depuis des heures se contentaient pourtant de la portion minime du jour et un peu d’alcool fort venait tirer sur les consciences un rideau salutaire qui masquait à la fois notre fatigue extrême et l’indigence de notre situation. Puis le miracle de la jeunesse se produisait, comme chaque nuit : le sommeil nous abreuvait de rêves et d’espoir et emplissait si bien nos veines de sève saine et de vigueur que nous étions, tôt matin, prêts à partir, le coeur ragaillardi.

Photo Ange7, Quinson 2009 .


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Passer les barrages

Barrage

Dans un conte bien ficellé,
l’épreuve d’élimination
consiste généralement
à traverser une forêt
de ronces géantes endiablées,
et —selon le budget— en flammes,
pour parvenir enfin au pied
du petit chemin escarpé
qui mène au château de la belle.
*
Le dit chemin, c’était couru,
tend à s’écrouler sous les coups
de sabot du blanc destrier
à mesure qu’on le gravit
et à mi-course environ,
surgit, bien sûr, à l’horizon
le terrible et hideux dragon
qui constitue le test final
avant récompense royale.
*
Laquelle, sortie de torpeur,
après avoir bien inondé
de ses larmes tout le donjon,
se découvre à son fenestron
une vocation supportrice,
hurle des encouragements,
entame des chants de taverne,
et proteste en mauvaise foi
contre les décisions du sort.

Illustration Ange7 2009 .


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Villégiature

Chardon

Le lundi, c’est relâche.


Photo Ange7, Ramatuelle 2009 .


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Se lever tôt mouton

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Nouveaux audios :

* deux histoires de (manque de) sommeil *

Per Diem

Nox, nocis

Photo DR, montage Ange7.


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Trop Grande Vélocité

tgv

Quand le train a ralenti, s’est arrêté “par suite de présence d’animaux sur les voies, je répète : par suite de présence d’animaux sur les voies” ; nous nous sommes effarés de découvrir un paysage, jusqu’ici persuadés d’avoir chemin-de-ferré à trois cents kilomètres à l’heure, comme dans du beurre, dans un abstrait pastel mouillé aux tons effilés et indiscernables, entre deux murs peints au papier délavé, un monde de rêve en taches d’aurore, et bleues, et vertes, évanouies, vision trouble et insaisie de la réalité qui nous échappe ; ainsi pensions-nous, à peine, que la machine repartit de plus belle dans sa cadence filante.

Photo Ange7, entre Paris et Avignon 2009.


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Du pain sur la planche

baguette

Quand on a échangé quelques mots matinaux avec la boulangère et qu’elle vous confie le pain tant convoité, on tâche de le saisir sans le lui arracher et, l’écot payé, on se rue hors de l’échoppe. Il faut alors marcher sur des charbons ignés. On se promet toujours de ne pas entamer la croûte  chaleureuse que l’on sent contre son flanc, que l’on sait savoureuse ; non, il faut ramener un pain entier, l’offrir à la table dans toute la splendeur de son intégralité. Ce quignon, pourtant nous tente et il faut bien du zen pour ne pas le séparer dans un craquement délicieux et l’enfourner, tout chaud, le mâcher, satisfait. C’est si dur que souvent les pains ne parviennent à la maisonnée que la tête tranchée.

Photo DR, retouches Ange7.


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